Odeur de lila, de mon âme active, odeur cadavérique de mon histoire d'homme en transite, je fleuris comme amaryllis embrasse le monde le jour où vous mourez.
Et vos oreilles renaissent, arrête, arrête, mais il n'arrête plus.
C'est une brute, c'est un violeur, un fantôme, une merde sur laquelle un pied se voyant faire, se pose dessus un matin pourri, se pose et s'emmerde pour de bons moments passés de joie et de larmes.
Toutes ces traces sur ma peau, de fleurs sèches au soleil doux, une crevasse crève le ciel, et j'en veux, j'en veux encore de ton corps sur le mien, enlacés, peur de rien.
Malgré les assassins que nous pouvons être, je, toi, moi, lui, elle, nous tous, juste comme ça laisser sur les sentiers du plaisir.
Tu te souviens quand tu vivais tu respirais bien, je t'entendais ça chauffait, ça glissait dans ma nuque, je m'endormais et ta voix continuait son tour de piste, à me raconter comment l'univers avait été formé de mille poussières, comme toi à présent que tu n'es plus.
Tout est vivant une fois mort, surtout toi papa, je t'ai colorié, un ciel, et les yeux pour que tu vois comment les fourmies s'occupent de moi maintenant, comment l'insecte boit la goutte d'eau salée qui sort de mon oeil qui brûle de joie, vois comment la terre m'embrasse et me soigne, me faisant disparaître pour de bon cette fois.
Je meurs demain, je suis né hier, sorti du tout au rien, vaut mieux ça que le contraire, tu crois pas que je vais me laisser faire par tes mots brutals sale con de militaire.
Mieux vaut courir comme un chien, n'avoir rien sur la peau, que des mots d'amour,
Tes mains cherchent, habiles et futiles les repères acidulés, mieux vaut être un chien que toi crétin d'humain, tu ne comprends rien, tu brises, tu planifies la vie, et tu la rates en te ratant toi même.
Mais c'est toi, mais toi c'est pas grave, tu passeras on t'oubliera, un arbre qui poussera et seul les mots vivants d'amour et enfouis se graveront sur sont écorce douce et sauvage comme moi.
Je me sens et me tire en ce jour ou du fond de moi transpire et remonte des mots à la surface de ma peau nue et crue d'humain animal.
Laissé sur les sentiers du plaisir, tu te souviens quand tu vivais tu respirais bien, je t'entendais, ça chauffait, ça glissait dans ma nuque, je m'endormais et ta voix continuait son tour de piste, me racontait comment l'univers avait été formé.
Performance et texte de Sébastien LECCA artiste peintre plasticien